Que souhaiter pour 2014 ?

janvier 4th, 2014

Le début d’année est souvent associé  à toutes sortes de vœux et de bonnes résolutions.

Alors pourquoi ne pas décider de penser enfin à soi : prendre du temps pour se poser, réfléchir à son parcours, à ses envies, décider d’être bienveillant avec soi-même pour être capable de voir le meilleur, ses qualités, ses forces, penser à l’avenir pour anticiper le changement et ne pas le subir, être en accord avec soi-même ou se retrouver…

A tous et à chacun, je souhaite une très belle année 2014 pleine d’enthousiasme, de gaité, de projets !

Je finirais par cette citation de Voltaire à méditer « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ».

A bientôt pour de nouvelles contributions !

Marylène Godart

« Est-ce que vous allez me dire pour quel métier je suis fait ? »

novembre 8th, 2013

Il n’est pas rare que je rencontre en entretien préalable des personnes totalement démunies qui aimeraient avoir la certitude que si elles entament un bilan de compétences, je leur annoncerai avant la fin des 24h du ton affirmatif et assuré de celui qui sait, vers quel métier (mission ou fonction), elles doivent se diriger et comment elles doivent s’y prendre pour réussir.

Il me semble donc important d’apporter quelques précisions sur ce point précis.

Le rôle du consultant est de vous guider au travers de son questionnement et de ses outils (fiches, tests, connaissance des métiers…) pour que vous puissiez organiser, structurer et affiner votre réflexion.

Ce travail collaboratif doit vous permettre d’aboutir à une meilleure connaissance de vous-même (mode de fonctionnement, sources de motivations, valeurs, attentes…), mais aussi de vos connaissances et de vos compétences. Les échanges seront également menés pour vous permettre d’identifier votre potentiel évolutif.

Plus vous pourrez vous investir (pendant et entre les séances), plus votre vision de pourra que s’éclaircir.

Il n’appartient donc pas au consultant de répondre unilatéralement à la question posée, mais bien au bénéficiaire (donc à vous) d’affirmer progressivement son projet d’évolution et de se l’approprier.

Le consultant est par contre présent pour vous aider à ouvrir le « champ des possibles ». Son objectif est par ailleurs de vous donner les moyens d’arriver à terme à cette conclusion :

Je fais le choix de partir dans cette direction (plutôt que telle autre), car :

  • J’ai pleinement conscience et connaissance de ce que suppose la mise en œuvre de cette idée/ de ce projet en matières de savoirs, de savoir-faire et de mode de fonctionnement
  • je connais mes forces, mais aussi mes manques éventuels au regard de ce dernier et j’ai identifié des moyens concrets pour pouvoir pallier mes lacunes
  • au final, je suis confiant(e) dans ma capacité à réussir.

Notez que si les pistes ne devaient pas être complètement matérialisées à l’issue du bilan (ce qui peut arriver parfois en fonction des problématiques), l’idée est également de vous donner des ressources pour vous permettre de continuer vos recherches et vos démarches par vous-même.

Il est important d’être conscient que le bilan de compétences est rarement une fin en soi, mais souvent la première étape pour aller plus loin.

Le parcours du combattant du financement… Petit billet d’humeur

octobre 10th, 2013

Force est de constater qu’il devient pour certains d’entre vous, de plus en plus difficile d’obtenir un financement dans le cadre d’un projet de bilan de compétences (et je ne parle pas des autres dispositifs de formation comme le CIF par exemple !).

Appréhender les méandres du financement s’apparenterait même parfois au « parcours du combattant ». » !
Et me voilà l’écho de situations rencontrées récemment :

  • Un organisme financeur qui renvoie vers un autre parce que, lui, n’a « plus d’argent » pour ce type de prestation et l’autre de renvoyer la balle à un troisième qui octroie au final un montant de 231€ pour 24 heures d’accompagnement. Sachant que le coût d’un bilan peut varier selon les organismes de 1200 à 2800 euros, cela signifie que c’est au bénéficiaire d’apporter le complément. Autant dire que tout le monde ne peut pas se le permettre et que bien souvent le projet est alors mis de côté.
  • Autre exemple, un OPCA qui vous dira que ce type de prestation n’est pas prioritaire, ou que VOUS n’êtes pas prioritaire selon des critères qu’il ne peut (veut pas ?) vous communiquer…

Par ailleurs, il est à noter que certains FONGECIF n’accordent plus systématiquement de subvention et refusent de nombreux dossiers (je ne parle évidemment que pour les personnes réunissant tous les critères légaux d’acceptation) : c’est le cas du FONGECIF Aquitaine qui a fait parvenir à l’ensemble des prestataires un mail en ce sens en septembre 2012.

Pour certains demandeurs d’emploi, il peut être tout aussi «compliqué» d’accéder au fameux formulaire à bordure violette «Aide individuelle à la formation (AIF)».

Et que dire des trop nombreux salariés dont les employeurs ne jouent pas le jeu du DIF et/ou qui ne se sentent pas la possibilité de demander une formation parce qu’ils pensent que cela pourrait impacter défavorablement leur position dans l’entreprise. Je vous renvoie au premier article de ce blog sur les a priori de certains gestionnaires RH concernant le bilan de compétences : comme quoi, les mentalités mettent du temps à changer.

J’en arrive à ma question : A l’heure où l’on demande aux salariés d’être des acteurs à part entière de leur parcours et de leur employabilité, comment espérer développer l’accès à une formation motivée et adaptée à un projet, si un vrai travail de réflexion en amont ne peut être mené faute d’accompagnement ?

J’attends vos commentaires !

Petite précision : Attention, tous les acteurs du financement ne rentrent pas forcément dans le cadre décrit. Les partenaires privés ou publics qui sauront vous écouter, s’enthousiasmer avec vous, croire en vos projets et vous aider existent : à vous de les trouver et ils ne sont parfois pas si loin ! Aussi, malgré la lecture de ce billet, ne vous découragez pas!

Puis-je réaliser « seul(e) » mon bilan de compétences ?

septembre 17th, 2013

Vos disponibilités sont difficilement compatibles avec les horaires proposés par les cabinets, vous avez des difficultés à obtenir un financement et à priori pas les moyens de financer seul votre bilan, vous ne rentrez pas dans le cadre légal pour pouvoir accéder au dispositif ou tout simplement, vous estimez, après information, que celui-ci ne correspond pas à vos attentes ou à votre façon de fonctionner…
Pourtant, vous ressentez le besoin de faire le point, de changer d’orientation et vous vous dites que vous pourriez peut-être le mener seul(e).
Alors, réaliser seul(e) son bilan de compétences, est-ce que c’est possible ?
Petit rappel sur la définition du bilan de compétences et ce qu’il implique. Le bilan de compétences doit permettre au bénéficiaire (donc vous) :

  1. D’analyser ses motivations et intérêts professionnels et personnels ;
  2. D’identifier ses compétences et aptitudes professionnelles et personnelles et, le cas échéant, d’évaluer ses connaissances générales ;
  3. De déterminer ses possibilités d’évolution professionnelle ;

Le tout en recensant les facteurs susceptibles de favoriser ou non la réalisation d’un projet professionnel et, le cas échéant, d’un projet de formation et en prévoyant les étapes principales de la mise en œuvre du projet.

Pour que votre bilan puisse porter ses fruits, il devra donc comporter plusieurs étapes :

  • Le constat : l’analyse de votre parcours, de ce que vous avez fait, pourquoi, comment, de ce que vous en avez retiré en termes de connaissances, de compétences, de mode de fonctionnement, de certitudes…
  • L’identification des évolutions possibles : Qu’est ce que je peux/veux faire avec mes compétences actuelles ? Sont-elles transposables à d’autres secteurs d’activités que le miens ? Est-ce que je peux les faire évoluer, dans quel sens (et accessoirement comment, avec quelles contraintes) ? Est-ce que j’ai envie de continuer à les utiliser ces compétences ? Dans « les possibles », on peut s’attacher à « l’interne » : est-ce que je veux continuer à travailler au sein de mon entreprise, tout en proposant des évolutions. On parlera aussi d’externe : changer d’entreprise, mais garder son métier ou le faire évoluer « dans la continuité » ou encore, changer radicalement d’orientation, de secteur d’activité – changer de vie.
  • La confrontation de vos « idées » à la réalité par une information sur les métiers, leurs contraintes, les formations… tout cela peut notamment passer par la rencontre et les échanges avec des professionnels.
  • Et enfin, la prise de décision et le plan d’action (faire quoi, pourquoi, sous quels délais, comment, avec qui, avec quelles contraintes de temps, d’argent, d’environnement, et identification des personnes ressources)

Si vous souhaitez vous lancer, sachez que réaliser seul(e) votre bilan de compétences vous demandera dans tous les cas notamment :

  • Du temps (ne pas oublier qu’un bilan classique dure jusqu’à 24h)
  • De la méthode pour le dérouler étape par étape et pour construire vos propres outils (fiches pour noter vos réflexions)
  • De la persévérance, puisqu’il n’y aura pas la contrainte des rendez-vous avec le conseiller
  • De la clairvoyance pour questionner vos certitudes et être capable de faire ressortir l’essentiel

Pour vous aider dans vos recherches, vous pouvez trouver en ligne un certains nombre d’outils totalement gratuits et libres d’accès (je les utilise par ailleurs moi-même en tant que prestataire) – en voici quelques-uns à titre d’exemples :

  • Les fiches Rome du pôle emploi (pour identifier vos connaissances, vos compétences ou pour avoir une première vision de certains métiers) http://www2.pole-emploi.fr/espacecandidat/romeligne/RliIndex.do (recherches par métier, compétences, domaine professionnel, code rome)
  • Le répertoire national des certifications professionnelles (pour identifier notamment des parcours de formations et les savoirs possédés théoriquement à l’issue de ces formations) http://www.rncp.cncp.gouv.fr/ (pensez aussi aux référentiels de diplômes)
  • Les parcours ONISEP, fiches métiers (pas uniquement dédiés aux étudiants) http://www.onisep.fr/

Pour vos recherches sur les métiers et les contacts avec les professionnels, pensez aux réseaux sociaux (Viadeo, linkedin) : inscription gratuite, mais le libre accès à toutes les fonctionnalités est payant (Cela peut cependant être un investissement intéressant en période de recherche).

Je peux également vous conseiller un ouvrage que je trouve particulièrement intéressant. Il en existe certainement beaucoup d’autres, mais celui-ci est vraiment bien construit. N’hésitez pas à aller le découvrir en librairie pour vous faire votre propre idée (prix 26 euros)

J’espère que ces quelques éléments aideront ceux qui veulent débuter leur propre réflexion.
Une petite mise en garde : attention à certains sites internet qui vous promettent une prestation totalement gratuite ! Il ne s’agit souvent que de simples accroches commerciales. Restez vigilants.

Pour les tests, préférez passer par des professionnels habilités qui vous débrieferont vos résultats.
Bonne continuation !

Que puis-je attendre d’un bilan de compétences ?

février 10th, 2013

Les raisons qui expliquent le choix de réaliser un bilan de compétences à un moment donné de sa vie professionnelle sont diverses : besoin de faire le point sur des années d’activité, envie de se repositionner dans son entreprise, de se confronter au marché, envie de faire autre chose et parfois même, de changer de vie…

Le bilan de compétences est avant tout une démarche personnelle qui peut vous permettre d’identifier et de formuler clairement vos ressources (connaissances, compétences, aptitudes…) et de les confronter à vos idées ou projets. En cela, on peut dire que le bilan de compétences peut vous aider à trouver des réponses.

Le bilan de compétences a-t-il réponse à tout ? Votre vie va-t-elle changer du tout au tout après un bilan ? Ces demandes sont parfois présentes chez les personnes que je rencontre et l’espoir parfois à la mesure de la souffrance rencontrée au travail.

Que peut-on finalement attendre d’un bilan de compétences ?

La première force du bilan est de vous donner la possibilité de prendre du recul, de vous poser et le plus souvent de prendre conscience de la richesse de votre parcours, de l’étendue de vos connaissances et de vos compétences.

En effet, à force d’exercer son métier, on acquiert des réflexes, de la dextérité, un autre regard… et il est parfois difficile de se rendre compte que cela correspond à de « vrais » savoirs et à des savoir-faire qui vous sont propres et que tout le monde ne possède pas.

Outre cette prise de conscience, on observe souvent en cours de bilan ou à l’issue de ce dernier une action très positive sur la motivation, un regain d’énergie et de confiance en soi.

Attention cependant, le bilan de compétences est rarement une fin en soi, mais souvent le début d’un autre processus. Le bilan de compétences s’étale en effet sur maximum 3 mois (cadre de la loi) et il faut bien souvent plus de temps pour changer sa situation personnelle.

Le bilan pose un cadre, il vous permet d‘identifier des pistes et surtout il vous donne des axes de recherches et des outils concrets. Ce sera ensuite à vous d’aller plus loin pour pouvoir concrétiser vos projets :

  • Réalisation de dossiers de demande de financement pour des formations (Ex une demande de CIF),
  • Démarches pour pouvoir entamer une validation d’acquis d’expérience,
  • Recherches complémentaires pour affiner le projet qui s’est dessiné durant les échanges, surtout si vous n’avez pu contacter toutes les personnes ressources ou obtenu les informations souhaitées pour valider entièrement les pistes trouvées durant le bilan (cela peut notamment être le cas dans le cadre d’un souhait de création d’entreprise).

Vous pourrez retrouver ce plan d’actions à mettre en œuvre dans la synthèse réalisée en toute fin de bilan.

Certains ont également besoin de plus de temps pour assimiler, retraiter l’information abordée tout au long des séances.

C’est pour cela que le dispositif prévoit de réaliser un point avec le bénéficiaire dans les 6 mois suivant la fin du bilan. L’objectif est de voir où vous en êtes, de répondre aux questions que vous pourriez vous poser.

N’hésitez pas à aborder l’aspect du suivi avec le consultant afin de voir comment il pourra vous aider par la suite.

Profiter des vacances pour se poser les bonnes questions…

août 2nd, 2010

Qui d’entre nous ne s’est jamais dit à l’approche de l’été souvent synonyme dans certains secteurs de baisse d’activité et de vacances qu’il /elle n’avait pas vu le temps passer.

Entre le travail, la maison, le quotidien à gérer…, il est facile de s’oublier au profit d’une certaine routine, même si cette dernière peut paraitre pesante à la longue.

Faire une pause, prendre du recul, changer de rythme est souvent propice à la réflexion sur soi, son métier, sa vie et surtout sur l’avenir…

S’il est relativement simple de faire un constat : je suis heureux (heureuse) ou j’ai le sentiment d’être bloqué(e), mon boulot me plait ou ne me plait pas… il est parfois plus difficile d’analyser les raisons objectives de son ressenti et/ou de se projeter dans l’avenir :

Comment est-ce que je me vois dans 5 ans, dix ans ? Est-ce que je me vois encore à mon poste, dans mon entreprise… Est-ce que j’ai déjà des envies d’ailleurs sans savoir vers quoi me tourner ?

Entamer un processus de bilan de compétences à l’issue de cette période de vacances peut vous être bénéfique, surtout si vous avez mis à jour certaines interrogations sans pouvoir apporter seul(e) des réponses.

N’hésitez pas à aller visiter le site internet du FONGECIF de votre région pour trouver la liste des prestataires de bilans de compétences accrédités pour l’année en cours. Faites également jouer le « bouche-à-oreilles ». Certaines de vos connaissances ont peut-être déjà réalisé un bilan et peuvent aussi vous recommander un consultant.

Prenez le temps d’échanger avec 2 ou 3 d’entre eux, voyez si le dispositif peut répondre à vos besoins afin d’envisager la rentrée sous le signe de l’action, mais d’une action pour vous.

Il faut savoir qu’entre le moment où vous rencontrez un prestataire qui vous convient et le début du bilan, le délai est souvent d’un mois et demi (voire deux mois).

Entamer vos démarches maintenant vous permettrait de débuter votre bilan entre mi-septembre et mi octobre… Le temps de revenir en pleine forme et de garder encore le bénéfice des vacances et de sa prise de recul!!!

Cela vaut peut-être la peine d’y penser !

Bonnes vacances !

24 heures pour faire quoi ?

mai 20th, 2010

Selon l’article R6322-35 du code du travail, le bilan de compétences comprend, sous la conduite du prestataire, les trois phases suivantes:

Une phase préliminaire qui a pour objet :

  1. De confirmer l’engagement du bénéficiaire dans sa démarche ;
  2. De définir et d’analyser la nature de ses besoins ;
  3. De l’informer des conditions de déroulement du bilan, ainsi que des méthodes et techniques mises en œuvre;

Une phase d’investigation permettant au bénéficiaire :

  1. D’analyser ses motivations et intérêts professionnels et personnels ;
  2. D’identifier ses compétences et aptitudes professionnelles et personnelles et, le cas échéant, d’évaluer ses connaissances générales ;
  3. De déterminer ses possibilités d’évolution professionnelle ;

Une phase de conclusions qui, par la voie d’entretiens personnalisés, permet au bénéficiaire:

  1. De prendre connaissance des résultats détaillés de la phase d’investigation ;
  2. De recenser les facteurs susceptibles de favoriser ou non la réalisation d’un projet professionnel et, le cas échéant, d’un projet de formation ;
  3. De prévoir les principales étapes de la mise en œuvre de ce projet.

Concrètement comment cela se passe-t-il ?

La durée du bilan de compétences est régie par la loi : la durée du bilan ne peut excéder 24 heures dans un lapse de temps de 3 mois.

  • Concernant la durée totale et la nécessité d’étaler les rendez-vous dans le temps

En fonction des besoins des bénéficiaires et du mode de fonctionnement des cabinets, le bilan peut avoir une durée de 16 à 24 heures et s’étaler sur une période allant de 5 semaines à 3 mois.

Le bilan de compétences est une vraie réflexion sur son parcours, ce que l’on a fait, ce que l’on en a retiré (connaissances, compétences, aptitudes, certitudes…). C’est un « travail sur soi » et certaines réflexions ont besoin de murir pour aboutir. C’est pour cela que les séances ne sont pas toutes accolées.

Ce temps entre les séances peut et doit permettre d’accentuer la réflexion entamée, que ce soit sur des points concernant ses compétences, son mode de fonctionnement, ses attentes,  ses motivations… mais aussi sur les pistes / projets identifiés afin de confronter ses idées à la réalité du marché.

  • Comment se passe la phase « d’investigation » ?

Il s’agit avant toute chose d’un travail collaboratif entre le bénéficiaire et le conseiller bilan. Les thèmes et les questions sont forcément en rapport avec votre parcours. Vous ne devez pas le vivre comme une intrusion. Le bilan n’est pas une psychothérapie, même si la base du bilan de compétences est la parole. L’échange va être source de questionnements et d’apports d’informations.

Pour aider / guider la parole, les cabinets ont des outils qui leur sont propres et qui vont reprendre les principales thématiques : savoirs, expériences, personnalité… (d’où l’importance de demander à avoir accès à ces documents lors de l’entretien préalable pour pouvoir vous rendre compte de la forme que cela prend).

Pour compléter la parole, les cabinets peuvent utiliser différents tests (personnalité, intérêts…). Chaque cabinet a son propre mode de fonctionnement par rapport aux tests. A vous de voir là aussi ce qui vous convient le mieux (c’est un sujet à aborder lors de l’entretien préalable).

  • En quoi consiste la phase de conclusion ?

La phase de conclusion est matérialisée par la création d’un document de synthèse. Ce document qui vous appartient reprend : le cadre de la demande, les projets identifiés, vos principaux atouts pour les mener à bien, les manques / les points d’attentions observés (cela peut-être par exemple, l’identification de besoins en formation, ou des aspects de personnalité …). Il peut se terminer par un plan d’actions à réaliser suite au bilan.

Y a-t-il un âge « idéal » pour réaliser un bilan de compétences ?

mars 19th, 2010

Aujourd’hui, ma pratique m’a permis d’identifier plusieurs profils de bénéficiaires potentiels (le « bénéficiaire » étant le nom de la personne qui réalise un bilan):

  • le « Coeur de cible » : les 35 /40 ans, à plus ou moins 2 ou 3 ans qui ont derrière eux entre 10 et 15 ans d’expérience professionnelle. Ils ont parfois l’impression d’avoir fait le tour de leur métier actuel, ils arrivent à un tournant de leur carrière avec des opportunités à saisir ou au contraire plus beaucoup de perspectives d’évolutions dans leur entreprise et/ou leur métier. Ils ont des envies de changement, mais ne savent pas vraiment vers quoi et ont parfois beaucoup de difficultés à faire le point sur ce qu’ils savent faire et surtout, ils n’ont souvent aucune idée de ce qui pourrait être exploitable ailleurs
  • Viennent ensuite les « seniors » ou les plus de 45 ans (il n’est pas rare pour moi de recevoir des personnes autour de la cinquantaine). Ils ont une expérience, voire une expertise très large, sont parfois confrontés à des accidents de parcours : risque de restructuration dans l’entreprise avec un impact possible sur leur emploi, départ du conjoint ou plus simplement départ des enfants qui deviennent autonomes socialement et financièrement. Quoiqu’il en soit, la « donne » change. Ils ont besoin de se projeter dans l’avenir, de trouver de nouvelles sources de motivation sans pour autant nier la réalité du marché
  • Enfin, j’ai vu apparaître des demandes de la part des 27/30 ans qui ont derrière eux entre 3 et 5 ans d’expérience professionnelle et qui s’aperçoivent qu’ils se sont trompés d’orientation.  Pour certains, le bilan de compétences n’est pas forcément adapté (L’un des critères d’éligibilité pour une demande au FONGECIF est de disposer d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans). Il s’agit là d’une action au cas par cas. On parlera parfois plus pour ces derniers de bilan d’orientation.

Quoiqu’il en soit, on est bien en face d’une demande personnelle, d’une envie de se poser physiquement (de prendre du temps pour soi et avec soi), et de réfléchir sur son parcours, son avenir, ses perspectives.

Ce n’est donc pas une question d’âge, mais de besoin de faire le point pour mieux rebondir, retrouver de la confiance en soi, pour certains, on parle d’estime, pour d’autres, tout simplement, valider un projet en échangeant avec un consultant neutre et bienveillant, ce que l’on n’a pas forcément toujours dans son entourage proche.

Bilan de compétences et VAE

février 19th, 2010

Le fait de mettre en avant vos compétences durant un bilan peut aboutir au projet de les faire reconnaitre par un diplôme : c’est le principe de la VAE (validation d’acquis d’expérience).

La procédure de VAE n’est pas simpliste puisque qu’il vous faudra passer par différentes étapes : entretien collectif d’information sur le dispositif, puis entretien individuel pour estimer le diplôme le plus proche, remplissage d’un premier livret pour valider que votre expérience est bien en adéquation avec le diplôme visé, puis remplissage d’un second livret plus détaillé avant de passer enfin un entretien devant jury ! Le tout peut prendre entre 6 mois et 1 an, mais l’investissement en vaut la peine puisque vous pouvez espérer valider un diplôme de niveau I à IV.

Il y a plusieurs raisons pour réaliser une VAE :

  • Obtenir un niveau de qualification supérieur qui pourra avoir un impact sur votre position dans l’entreprise (éventuellement possibilité de se voir proposé une promotion ouverte à certains diplômes, de négocier une augmentation …)
  • Vous permettre de vous positionner sur le marché du travail en visant des postes à plus fort degré de responsabilités
  • ou tout simplement pour vous-même, pour la satisfaction personnelle de pouvoir dire « j’ai ce diplôme… ».

Le fait de réaliser un bilan de compétences avant d’enclencher un processus de VAE peut être judicieux à plusieurs niveaux :

  • Vous faciliterez le travail du consultant VAE car vous aurez déjà identifié et reformalisé l’ensemble de vos compétences : ce dernier pourra donc vous proposer le diplôme le plus adapté
  • En fonction de votre parcours et de votre projet  , vous pourrez peut-être avoir le choix entre différentes options de diplômes : cela vous permettra donc de vous orienter prioritairement vers celui qui aura le plus fort intérêt pour réaliser ensuite votre projet.
  • Enfin, vous pourrez confronter votre idée de faire une VAE à votre besoin réel. La VAE vous permet de valider un diplôme dans un domaine d’expertise : si au final vous ne souhaitez plus poursuivre dans cette voie, et vous réorienter, aurez-vous encore besoin de ce diplôme ? Ne vaut-il pas mieux alors se concentrer sur vos nouveaux besoins en formation ? (A vous de voir si vous pouvez mener plusieurs projets de front !)

Pour en savoir plus sur la VAE ou la VAP (validation des acquis professionnels) :

Solliciter le FONGECIF de votre région pour financer votre bilan de compétences

janvier 6th, 2010

Si vous ne souhaitez pas associer votre employeur à votre démarche, vous avez la possibilité de solliciter le FONGECIF de votre région pour le financement de votre bilan de compétences.

Le FONGECIF dont vous dépendez (sous réserve que vous répondiez bien aux critères d’éligibilité) vous fera parvenir un dossier de demande de prise en charge ainsi que la liste des prestataires agréés pour l’année en cours, parmi lesquels vous devrez impérativement choisir.

Une fois le prestataire sélectionné par vos soins, ce dossier sera à retourner complété par vous et le prestataire retenu, au moins 45 jours avant le début estimé du bilan, accompagné des pièces demandées (qui peuvent varier selon les régions, mais de manière générale, un CV et la copie du dernier bulletin de paie).

Votre demande passera en commission. Si celle-ci est acceptée, vous recevrez une lettre de confirmation et le prestataire, l’ensemble des documents administratifs (conventions, attestations de présence).

Le bilan est en ce cas intégralement pris en charge – vous n’avez rien à avancer