Comment maximiser les chances de réussir son bilan de compétences ?

janvier 20th, 2015

Ne vous trompez pas de dispositif !

La première étape est de s’assurer que le bilan de compétences est vraiment adapté à votre besoin ! En effet, en fonction de votre problématique, un accompagnement sur mesure sur un mode « coaching » peut s’avérer être plus adapté.

Pour vous informer de manière exhaustive sur ce qu’est un bilan de compétences afin d’en avoir une vision claire et non idéalisée, je vous conseille plusieurs sources d’information :

  • Le code du travail pour une présentation des principaux textes de loi (Articles R6322-32 et suivants)
  • Ce blog ! N’hésitez pas à remonter dans la chronologie des articles et à lire également les « questions / réponses »
  • Les prestataires eux-mêmes, pour avoir une vision large de leur manière d’interpréter le dispositif au quotidien (durée, organisation, contenu, pertinence des outils de validation…)

Formalisez vos attentes et vos besoins pour les comparer ensuite à ce que proposent les différents prestataires

Pourquoi voulez-vous réaliser un bilan de compétences ? Qu’en attendez-vous ? Vous êtes-vous fixé un délai de mise en œuvre ?

Selon quelles modalités pensez-vous le réaliser : pendant le temps de travail ?  Sur votre temps personnel sans en informer votre employeur ?

Cette première réflexion vous permettra d’établir le cahier des charges à communiquer au prestataire potentiel qui verra s’il peut ou non s’inscrire dans votre besoin.

Identifiez le « bon organisme » pour vous accompagner

Choisir un conseiller peut vous paraitre difficile compte tenu du nombre de cabinets qui proposent ce type de prestation. Cette étape est cependant fondamentale et il est normal d’y consacrer du temps.

Je vous conseille de consulter la liste des prestataires habilités par le Fongecif de votre région ou par votre OPCA de branche.  Il faut savoir que les FONGECIF (ou OPCA) ont déjà réalisé un travail de présélection sur des critères qualitatifs, ce qui doit vous rassurer.

Pensez également à votre entourage et au bouche à oreille.

La première sélection peut par exemple se faire sur des critères organisationnels : éloignement géographique, la facilité d’accès, horaires d’ouverture (comme par exemple, une ouverture le samedi si vous travaillez toute la semaine)

Vous pouvez aussi regarder ce que proposent les cabinets en consultant leur site internet (vous verrez que certains vous parleront déjà plus que d’autres !)

Contactez-les ensuite directement (téléphone ou mail) pour échanger sur leurs prestations et pour prendre rendez-vous. Vous pourrez estimer ainsi leur réactivité, le professionnalisme de leurs réponses, mais aussi le « capital sympathie » de votre interlocuteur!

Durant l’entretien, vous pourrez poser toutes les questions qui vous sembleront utiles sur la prestation ou sur le conseiller lui-même.  Je vous renvoie sur ce sujet, à l’article de ce blog daté de mars 2009 : Comment choisir son prestataire de bilan de compétences ?

L’objectif est de pouvoir ensuite disposer de suffisamment d’informations pour pouvoir comparer les cabinets et réaliser un choix éclairé.

Durant le bilan, investissez-vous !

Ce bilan est pour VOUS ! Appropriez-vous les outils, les questions du conseiller. Observez, lisez, sollicitez votre entourage, développez votre réseau !

Si vous avez des questions, des doutes ou si vous n’êtes pas à l’aise (difficulté à saisir le sens du travail réalisé, accompagnement trop rapide, trop lent, supports proposés inadaptés…), n’hésitez pas à en parler à votre conseiller afin de trouver ensemble des réponses ou des solutions. N’attendez pas !

N’oubliez jamais que le bilan de compétences est avant tout un travail collaboratif : il vous engage autant que la personne qui vous accompagne, c’est le principe de coresponsabilité.

Il suppose donc de votre part un positionnement actif  pendant et entre les séances, pour le faire vivre. Si ce n’est pas le cas, son bénéficie ne pourra s’en trouver que plus limité.

Les clefs de la réussite sont dans vos mains, à vous d’agir !

Marre de votre boulot : qu’attendez-vous pour agir ?

janvier 16th, 2015

Manque de sens, manque de perspectives d’évolution, de considération ou de reconnaissance, manque d’autonomie et de marge de manœuvre, quantité de travail jugée excessive au regard du temps et des moyens disponibles, sentiment d’être perpétuellement en état d’urgence et de subir votre quotidien,…

Vous faites depuis quelques temps, le constat amer que votre travail vous pèse de plus en plus et qu’il ne vous rend plus heureux : peut-être est-il temps de l’envisager différemment ou d’en changer?

J’entends bien sûr l’inquiétude et les remarques de certaines personnes que je rencontre: « Si je propose quelque chose en interne, ça risque d’être mal interprété… ou encore, vous comprenez, c’est la crise, c’est difficile de trouver du boulot, il n’y a qu’à suivre les courbes du chômage, et puis aujourd’hui, j’ai mon salaire qui tombe à la fin du mois, ma famille compte sur moi. Quitter mon poste ça veut dire abandonner mon titre, mon statut, mes avantages… Si ça se trouve, c’est pareil ailleurs, voire même pire ! »

J’ai simplement envie de répondre à ces arguments :

  • Pourquoi votre employeur vous mettrait-il à l’écart si vous lui proposez des pistes pour travailler mieux et plus efficacement ou si vous lui montrez que vous avez envie de vous investir dans son entreprise ? S’il n’est pas réceptif, peut-être est-il effectivement judicieux d’envisager de partir…
  • Concernant l’aspect « sécurité », votre salaire est effectivement versé tous les mois, vous avez éventuellement un titre, des avantages… mais quel intérêt si vous êtes au final trop fatigué et devenez trop irritable pour échanger le soir avec votre conjoint, ou que vous ne trouvez plus le courage de jouer avec vos enfants ?
  • Que ferez-vous quand à force de stress et de lassitude votre corps dira à votre place : STOP, je ne joue plus ?

Une mobilité interne ou externe, ça se réfléchit, ça s’anticipe, ça se prépare.

Il s’agit de faire le point sur son parcours, ce qu’on en a retiré comme connaissances, compétences, comprendre comment on fonctionne, ses attentes, ses sources de motivation, faire ressortir ce que l’on aime faire, ce qu’on a envie de faire, ce qui fera notre force demain, identifier des pistes de progression, d’amélioration… le tout pour se repositionner plus efficacement.

Si vous n’arrivez pas à avancer seul, pourquoi ne pas envisager de vous faire aider par un professionnel notamment dans le cadre d’un bilan de compétences ?

Parler de votre projet à votre employeur peut par ailleurs permettre de renouer le dialogue et aboutir à une réflexion commune.

Bonne réflexion en ce début d’année 2015 !

Marylène Godart

Information : au 1er janvier 2015, le DIF disparaît pour faire place au CPF

décembre 3rd, 2014

A compter du 1er janvier 2015, le Compte Personnel Formation (CPF) prend le relais du Droit Individuel  à la Formation (DIF) instauré en 2005. Rassurez-vous, les heures non consommées au titre du DIF pourront être mobilisées pendant 5 ans dans le cadre du nouveau compte.

Ce qui change :

  • Le CPF pourra être ouvert dès l’âge de 16 ans et surtout, il suivra la personne tout au long de sa vie professionnelle. Les heures cumulées ne seront plus perdues en changeant d’employeur ou après une inscription à Pôle Emploi (aujourd’hui, peu de personnes mobilisent en effet leur DIF après leur départ d’une entreprise).
  • Le nombre d’heures potentiellement cumulables passe à 150 sur 7 ans (contre 120h sur 6 ans pour le DIF).
  • Le CPF doit permettre l’accès à des formations visant des compétences attestées (qualifications, certifications, diplômes). A noter cependant qu’il reste à ce jour encore un très grand flou sur la liste des formations éligibles.
  • La réforme de la formation instaure par ailleurs, une obligation pour l’employeur de réaliser tous les 2 ans des entretiens professionnels avec ses salariés pour envisager des perspectives d’évolution et pour identifier des formations qui peuvent y contribuer

Pour en savoir plus et vous rassurer sur vos droits, je vous conseille de vous rendre sur les sites déployés par le gouvernement http://www.emploi.gouv.fr/dispositif/compte-personnel-formation-cpf ou encore sur http://www.moncompteformation.gouv.fr/

Début d’année et bonnes résolutions

janvier 4th, 2014

Le début d’année est souvent associé  à toutes sortes de vœux et de bonnes résolutions.

Alors pourquoi ne pas décider de penser enfin à soi : prendre du temps pour se poser, réfléchir à son parcours, à ses envies, décider d’être bienveillant avec soi-même pour être capable de voir le meilleur, ses qualités, ses forces, penser à l’avenir pour anticiper le changement et ne pas le subir, être en accord avec soi-même ou se retrouver…

A tous et à chacun, je souhaite une très belle année  pleine d’enthousiasme, de gaité, de projets !

Je finirais par cette citation de Voltaire à méditer « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ».

A bientôt pour de nouvelles contributions !

Marylène Godart

« Est-ce que vous allez me dire pour quel métier je suis fait ? »

novembre 8th, 2013

Il n’est pas rare que je rencontre en entretien préalable des personnes totalement démunies qui aimeraient avoir la certitude que si elles entament un bilan de compétences, je leur annoncerai avant la fin des 24h du ton affirmatif et assuré de celui qui sait, vers quel métier (mission ou fonction), elles doivent se diriger et comment elles doivent s’y prendre pour réussir.

Il me semble donc important d’apporter quelques précisions sur ce point précis.

Le rôle du consultant est de vous guider au travers de son questionnement et de ses outils (fiches, tests, connaissance des métiers…) pour que vous puissiez organiser, structurer et affiner votre réflexion.

Ce travail collaboratif doit vous permettre d’aboutir à une meilleure connaissance de vous-même (mode de fonctionnement, sources de motivations, valeurs, attentes…), mais aussi de vos connaissances et de vos compétences. Les échanges seront également menés pour vous permettre d’identifier votre potentiel évolutif.

Plus vous pourrez vous investir (pendant et entre les séances), plus votre vision de pourra que s’éclaircir.

Il n’appartient donc pas au consultant de répondre unilatéralement à la question posée, mais bien au bénéficiaire (donc à vous) d’affirmer progressivement son projet d’évolution et de se l’approprier.

Le consultant est par contre présent pour vous aider à ouvrir le « champ des possibles ». Son objectif est par ailleurs de vous donner les moyens d’arriver à terme à cette conclusion :

Je fais le choix de partir dans cette direction (plutôt que telle autre), car :

  • J’ai pleinement conscience et connaissance de ce que suppose la mise en œuvre de cette idée/ de ce projet en matières de savoirs, de savoir-faire et de mode de fonctionnement
  • je connais mes forces, mais aussi mes manques éventuels au regard de ce dernier et j’ai identifié des moyens concrets pour pouvoir pallier mes lacunes
  • au final, je suis confiant(e) dans ma capacité à réussir.

Notez que si les pistes ne devaient pas être complètement matérialisées à l’issue du bilan (ce qui peut arriver parfois en fonction des problématiques), l’idée est également de vous donner des ressources pour vous permettre de continuer vos recherches et vos démarches par vous-même.

Il est important d’être conscient que le bilan de compétences est rarement une fin en soi, mais souvent la première étape pour aller plus loin.

Le parcours du combattant du financement… Petit billet d’humeur

octobre 10th, 2013

Force est de constater qu’il devient pour certains d’entre vous, de plus en plus difficile d’obtenir un financement dans le cadre d’un projet de bilan de compétences (et je ne parle pas des autres dispositifs de formation comme le CIF par exemple !).

Appréhender les méandres du financement s’apparenterait même parfois au « parcours du combattant » !
Et me voilà l’écho de situations rencontrées récemment :

  • Un organisme financeur qui renvoie vers un autre parce qu’il n’a « plus d’argent » pour ce type de prestation et l’autre de renvoyer la balle à un troisième qui octroie au final un montant de 231€ pour 24 heures d’accompagnement. Sachant que le coût d’un bilan peut varier selon les organismes de 1200 à 2800 euros, cela signifie que c’est au bénéficiaire d’apporter le complément. Autant dire que tout le monde ne peut pas se le permettre et que bien souvent le projet est alors mis de côté.
  • Autre exemple, un OPCA qui vous dira que ce type de prestation n’est pas prioritaire, ou que VOUS n’êtes pas prioritaire selon des critères qu’il ne peut (veut pas ?) vous communiquer…

Par ailleurs, il est à noter que certains FONGECIF n’accordent plus systématiquement de subvention et refusent de nombreux dossiers (je ne parle évidemment que pour les personnes réunissant tous les critères légaux d’acceptation) : c’est le cas du FONGECIF Aquitaine qui a fait parvenir à l’ensemble des prestataires un mail en ce sens en septembre 2012.

Pour certains demandeurs d’emploi, il peut être tout aussi «compliqué» d’accéder au fameux formulaire à bordure violette «Aide individuelle à la formation (AIF)».

Et que dire des trop nombreux salariés dont les employeurs ne jouent pas le jeu du DIF et/ou qui ne se sentent pas la possibilité de demander une formation parce qu’ils pensent que cela pourrait impacter défavorablement leur position dans l’entreprise. Je vous renvoie au premier article de ce blog sur les a priori de certains gestionnaires RH concernant le bilan de compétences : comme quoi, les mentalités mettent du temps à changer.

J’en arrive à ma question : A l’heure où l’on demande aux salariés d’être des acteurs à part entière de leur parcours et de leur employabilité, comment espérer développer l’accès à une formation motivée et adaptée à un projet, si un vrai travail de réflexion en amont ne peut être mené faute d’accompagnement ?

J’attends vos commentaires !

Petite précision : Attention, tous les acteurs du financement ne rentrent pas forcément dans le cadre décrit. Les partenaires privés ou publics qui sauront vous écouter, s’enthousiasmer avec vous, croire en vos projets et vous aider existent : à vous de les trouver et ils ne sont parfois pas si loin ! Aussi, malgré la lecture de ce billet, ne vous découragez pas!

Puis-je réaliser « seul(e) » mon bilan de compétences ?

septembre 17th, 2013

Vos disponibilités sont difficilement compatibles avec les horaires proposés par les cabinets, vous avez des difficultés à obtenir un financement et à priori pas les moyens de financer seul votre bilan, vous ne rentrez pas dans le cadre légal pour pouvoir accéder au dispositif ou tout simplement, vous estimez, après information, que celui-ci ne correspond pas à vos attentes ou à votre façon de fonctionner…
Pourtant, vous ressentez le besoin de faire le point, de changer d’orientation et vous vous dites que vous pourriez peut-être le mener seul(e).
Alors, réaliser seul(e) son bilan de compétences, est-ce que c’est possible ?
Petit rappel sur la définition du bilan de compétences et ce qu’il implique. Le bilan de compétences doit permettre au bénéficiaire (donc vous) :

  1. D’analyser ses motivations et intérêts professionnels et personnels ;
  2. D’identifier ses compétences et aptitudes professionnelles et personnelles et, le cas échéant, d’évaluer ses connaissances générales ;
  3. De déterminer ses possibilités d’évolution professionnelle ;

Le tout en recensant les facteurs susceptibles de favoriser ou non la réalisation d’un projet professionnel et, le cas échéant, d’un projet de formation et en prévoyant les étapes principales de la mise en œuvre du projet.

Pour que votre bilan puisse porter ses fruits, il devra donc comporter plusieurs étapes :

  • Le constat : l’analyse de votre parcours, de ce que vous avez fait, pourquoi, comment, de ce que vous en avez retiré en termes de connaissances, de compétences, de mode de fonctionnement, de certitudes…
  • L’identification des évolutions possibles : Qu’est ce que je peux/veux faire avec mes compétences actuelles ? Sont-elles transposables à d’autres secteurs d’activités que le miens ? Est-ce que je peux les faire évoluer, dans quel sens (et accessoirement comment, avec quelles contraintes) ? Est-ce que j’ai envie de continuer à les utiliser ces compétences ? Dans « les possibles », on peut s’attacher à « l’interne » : est-ce que je veux continuer à travailler au sein de mon entreprise, tout en proposant des évolutions. On parlera aussi d’externe : changer d’entreprise, mais garder son métier ou le faire évoluer « dans la continuité » ou encore, changer radicalement d’orientation, de secteur d’activité – changer de vie.
  • La confrontation de vos « idées » à la réalité par une information sur les métiers, leurs contraintes, les formations… tout cela peut notamment passer par la rencontre et les échanges avec des professionnels.
  • Et enfin, la prise de décision et le plan d’action (faire quoi, pourquoi, sous quels délais, comment, avec qui, avec quelles contraintes de temps, d’argent, d’environnement, et identification des personnes ressources)

Si vous souhaitez vous lancer, sachez que réaliser seul(e) votre bilan de compétences vous demandera dans tous les cas notamment :

  • Du temps (ne pas oublier qu’un bilan classique dure jusqu’à 24h)
  • De la méthode pour le dérouler étape par étape et pour construire vos propres outils (fiches pour noter vos réflexions)
  • De la persévérance, puisqu’il n’y aura pas la contrainte des rendez-vous avec le conseiller
  • De la clairvoyance pour questionner vos certitudes et être capable de faire ressortir l’essentiel

Pour vous aider dans vos recherches, vous pouvez trouver en ligne un certains nombre d’outils totalement gratuits et libres d’accès (je les utilise par ailleurs moi-même en tant que prestataire) – en voici quelques-uns à titre d’exemples :

  • Les fiches Rome du pôle emploi (pour identifier vos connaissances, vos compétences ou pour avoir une première vision de certains métiers) http://www2.pole-emploi.fr/espacecandidat/romeligne/RliIndex.do (recherches par métier, compétences, domaine professionnel, code rome)
  • Le répertoire national des certifications professionnelles (pour identifier notamment des parcours de formations et les savoirs possédés théoriquement à l’issue de ces formations) http://www.rncp.cncp.gouv.fr/ (pensez aussi aux référentiels de diplômes)
  • Les parcours ONISEP, fiches métiers (pas uniquement dédiés aux étudiants) http://www.onisep.fr/

Pour vos recherches sur les métiers et les contacts avec les professionnels, pensez aux réseaux sociaux (Viadeo, linkedin) : inscription gratuite, mais le libre accès à toutes les fonctionnalités est payant (Cela peut cependant être un investissement intéressant en période de recherche).

Je peux également vous conseiller un ouvrage que je trouve particulièrement intéressant. Il en existe certainement beaucoup d’autres, mais celui-ci est vraiment bien construit. N’hésitez pas à aller le découvrir en librairie pour vous faire votre propre idée (prix 26 euros)

J’espère que ces quelques éléments aideront ceux qui veulent débuter leur propre réflexion.
Une petite mise en garde : attention à certains sites internet qui vous promettent une prestation totalement gratuite ! Il ne s’agit souvent que de simples accroches commerciales. Restez vigilants.

Pour les tests, préférez passer par des professionnels habilités qui vous débrieferont vos résultats.
Bonne continuation !

Que puis-je attendre d’un bilan de compétences ?

février 10th, 2013

Les raisons qui expliquent le choix de réaliser un bilan de compétences à un moment donné de sa vie professionnelle sont diverses : besoin de faire le point sur des années d’activité, envie de se repositionner dans son entreprise, de se confronter au marché, envie de faire autre chose et parfois même, de changer de vie…

Le bilan de compétences est avant tout une démarche personnelle qui peut vous permettre d’identifier et de formuler clairement vos ressources (connaissances, compétences, aptitudes…) et de les confronter à vos idées ou projets. En cela, on peut dire que le bilan de compétences peut vous aider à trouver des réponses.

Le bilan de compétences a-t-il réponse à tout ? Votre vie va-t-elle changer du tout au tout après un bilan ? Ces demandes sont parfois présentes chez les personnes que je rencontre et l’espoir parfois à la mesure de la souffrance rencontrée au travail.

Que peut-on finalement attendre d’un bilan de compétences ?

La première force du bilan est de vous donner la possibilité de prendre du recul, de vous poser et le plus souvent de prendre conscience de la richesse de votre parcours, de l’étendue de vos connaissances et de vos compétences.

En effet, à force d’exercer son métier, on acquiert des réflexes, de la dextérité, un autre regard… et il est parfois difficile de se rendre compte que cela correspond à de « vrais » savoirs et à des savoir-faire qui vous sont propres et que tout le monde ne possède pas.

Outre cette prise de conscience, on observe souvent en cours de bilan ou à l’issue de ce dernier une action très positive sur la motivation, un regain d’énergie et de confiance en soi.

Attention cependant, le bilan de compétences est rarement une fin en soi, mais souvent le début d’un autre processus. Le bilan de compétences s’étale en effet sur maximum 3 mois (cadre de la loi) et il faut bien souvent plus de temps pour changer sa situation personnelle.

Le bilan pose un cadre, il vous permet d‘identifier des pistes et surtout il vous donne des axes de recherches et des outils concrets. Ce sera ensuite à vous d’aller plus loin pour pouvoir concrétiser vos projets :

  • Réalisation de dossiers de demande de financement pour des formations (Ex une demande de CIF),
  • Démarches pour pouvoir entamer une validation d’acquis d’expérience,
  • Recherches complémentaires pour affiner le projet qui s’est dessiné durant les échanges, surtout si vous n’avez pu contacter toutes les personnes ressources ou obtenu les informations souhaitées pour valider entièrement les pistes trouvées durant le bilan (cela peut notamment être le cas dans le cadre d’un souhait de création d’entreprise).

Vous pourrez retrouver ce plan d’actions à mettre en œuvre dans la synthèse réalisée en toute fin de bilan.

Certains ont également besoin de plus de temps pour assimiler, retraiter l’information abordée tout au long des séances.

C’est pour cela que le dispositif prévoit de réaliser un point avec le bénéficiaire dans les 6 mois suivant la fin du bilan. L’objectif est de voir où vous en êtes, de répondre aux questions que vous pourriez vous poser.

N’hésitez pas à aborder l’aspect du suivi avec le consultant afin de voir comment il pourra vous aider par la suite.

Profiter des vacances pour se poser les bonnes questions…

août 2nd, 2010

Qui d’entre nous ne s’est jamais dit à l’approche de l’été souvent synonyme dans certains secteurs de baisse d’activité et de vacances qu’il /elle n’avait pas vu le temps passer.

Entre le travail, la maison, le quotidien à gérer…, il est facile de s’oublier au profit d’une certaine routine, même si cette dernière peut paraitre pesante à la longue.

Faire une pause, prendre du recul, changer de rythme est souvent propice à la réflexion sur soi, son métier, sa vie et surtout sur l’avenir…

S’il est relativement simple de faire un constat : je suis heureux (heureuse) ou j’ai le sentiment d’être bloqué(e), mon boulot me plait ou ne me plait pas… il est parfois plus difficile d’analyser les raisons objectives de son ressenti et/ou de se projeter dans l’avenir :

Comment est-ce que je me vois dans 5 ans, dix ans ? Est-ce que je me vois encore à mon poste, dans mon entreprise… Est-ce que j’ai déjà des envies d’ailleurs sans savoir vers quoi me tourner ?

Entamer un processus de bilan de compétences à l’issue de cette période de vacances peut vous être bénéfique, surtout si vous avez mis à jour certaines interrogations sans pouvoir apporter seul(e) des réponses.

N’hésitez pas à aller visiter le site internet du FONGECIF de votre région pour trouver la liste des prestataires de bilans de compétences accrédités pour l’année en cours. Faites également jouer le « bouche-à-oreilles ». Certaines de vos connaissances ont peut-être déjà réalisé un bilan et peuvent aussi vous recommander un consultant.

Prenez le temps d’échanger avec 2 ou 3 d’entre eux, voyez si le dispositif peut répondre à vos besoins afin d’envisager la rentrée sous le signe de l’action, mais d’une action pour vous.

Il faut savoir qu’entre le moment où vous rencontrez un prestataire qui vous convient et le début du bilan, le délai est souvent d’un mois et demi (voire deux mois).

Entamer vos démarches maintenant vous permettrait de débuter votre bilan entre mi-septembre et mi octobre… Le temps de revenir en pleine forme et de garder encore le bénéfice des vacances et de sa prise de recul!!!

Cela vaut peut-être la peine d’y penser !

Bonnes vacances !

24 heures pour faire quoi ?

mai 20th, 2010

Selon l’article R6322-35 du code du travail, le bilan de compétences comprend, sous la conduite du prestataire, les trois phases suivantes:

Une phase préliminaire qui a pour objet :

  1. De confirmer l’engagement du bénéficiaire dans sa démarche ;
  2. De définir et d’analyser la nature de ses besoins ;
  3. De l’informer des conditions de déroulement du bilan, ainsi que des méthodes et techniques mises en œuvre;

Une phase d’investigation permettant au bénéficiaire :

  1. D’analyser ses motivations et intérêts professionnels et personnels ;
  2. D’identifier ses compétences et aptitudes professionnelles et personnelles et, le cas échéant, d’évaluer ses connaissances générales ;
  3. De déterminer ses possibilités d’évolution professionnelle ;

Une phase de conclusions qui, par la voie d’entretiens personnalisés, permet au bénéficiaire:

  1. De prendre connaissance des résultats détaillés de la phase d’investigation ;
  2. De recenser les facteurs susceptibles de favoriser ou non la réalisation d’un projet professionnel et, le cas échéant, d’un projet de formation ;
  3. De prévoir les principales étapes de la mise en œuvre de ce projet.

Concrètement comment cela se passe-t-il ?

La durée du bilan de compétences est régie par la loi : la durée du bilan ne peut excéder 24 heures dans un lapse de temps de 3 mois.

  • Concernant la durée totale et la nécessité d’étaler les rendez-vous dans le temps

En fonction des besoins des bénéficiaires et du mode de fonctionnement des cabinets, le bilan peut avoir une durée de 16 à 24 heures et s’étaler sur une période allant de 5 semaines à 3 mois.

Le bilan de compétences est une vraie réflexion sur son parcours, ce que l’on a fait, ce que l’on en a retiré (connaissances, compétences, aptitudes, certitudes…). C’est un « travail sur soi » et certaines réflexions ont besoin de murir pour aboutir. C’est pour cela que les séances ne sont pas toutes accolées.

Ce temps entre les séances peut et doit permettre d’accentuer la réflexion entamée, que ce soit sur des points concernant ses compétences, son mode de fonctionnement, ses attentes,  ses motivations… mais aussi sur les pistes / projets identifiés afin de confronter ses idées à la réalité du marché.

  • Comment se passe la phase « d’investigation » ?

Il s’agit avant toute chose d’un travail collaboratif entre le bénéficiaire et le conseiller bilan. Les thèmes et les questions sont forcément en rapport avec votre parcours. Vous ne devez pas le vivre comme une intrusion. Le bilan n’est pas une psychothérapie, même si la base du bilan de compétences est la parole. L’échange va être source de questionnements et d’apports d’informations.

Pour aider / guider la parole, les cabinets ont des outils qui leur sont propres et qui vont reprendre les principales thématiques : savoirs, expériences, personnalité… (d’où l’importance de demander à avoir accès à ces documents lors de l’entretien préalable pour pouvoir vous rendre compte de la forme que cela prend).

Pour compléter la parole, les cabinets peuvent utiliser différents tests (personnalité, intérêts…). Chaque cabinet a son propre mode de fonctionnement par rapport aux tests. A vous de voir là aussi ce qui vous convient le mieux (c’est un sujet à aborder lors de l’entretien préalable).

  • En quoi consiste la phase de conclusion ?

La phase de conclusion est matérialisée par la création d’un document de synthèse. Ce document qui vous appartient reprend : le cadre de la demande, les projets identifiés, vos principaux atouts pour les mener à bien, les manques / les points d’attentions observés (cela peut-être par exemple, l’identification de besoins en formation, ou des aspects de personnalité …). Il peut se terminer par un plan d’actions à réaliser suite au bilan.